Les deux socles granitiques sont fortement altérés. Ces arènes, d’épaisseur variable, renferment des nappes d’eau qui se constituent en hiver et disparaissent au milieu de l’été.
Les réserves d’eau circulent dans des failles, le long des filons drainants souvent quartzeux.
Les sources apparaissent sur les pentes ou en fond de vallées. A de rares exceptions, les débits sont faibles.
La région est largement irriguée par une multitude de ruisseaux drainant les eaux de ruissellement.
La bordure occidentale du sillon houiller forme une ligne haute séparant les bassins versants du Cher et de l’Allier.
Le bassin du Cher est drainé par l’Aumance et ses deux affluents, le Morgon et le Bandais, selon une direction ouest.
Le bassin de l’Allier est drainé par la Queune, la Guèze, le Vezan, le Douzenan, le Venan, affluent de la Bouble.

Rivières
L’Allier et sa plaine alluviale bordent le territoire au droit de Châtel-de-Neuvre
Des ruisseaux de plateau et de plaine irriguent le territoire. Leurs ripisylves marquent fortement le paysage en dessinant des trames boisées plus ou moins continues dans les paysages ouverts.
Les ruisseaux de gorges ou vallons ont gardé un caractère plus sauvage. Là aussi, la ripisylve contribue à donner un fort caractère aux vallons.
Etangs et mares
Etangs et mares constituent des entités où la faune et la flore sont abondantes, ce qui pourrait laisser croire à leur origine naturelle. Ils ont en fait tous été créés par l’homme.
L’origine de nombreux étangs remonte au Moyen-Age : aménagés par les moines, ils servaient de réserve piscicole (en particulier pour le carême) ou de force motrice. Les créations récentes sont destinées aux activités agricoles ou de loisirs.
Bien que beaucoup aient disparu, les mares restent un élément essentiel du bocage.
Près des fermes, elles étaient souvent empierrées pour permettre aux animaux de s’abreuver. De même, chaque vallon avait un « creux » aménagé pour retenir les eaux de ruissellement et créer un abreuvoir. Souvent, plusieurs mares se succédaient le long d’un même ruisseau. Leurs abords étaient souvent plantés de peupliers ou de saules afin de renforcer les berges.
Près des villages, les mares étaient destinées à un usage commun et ont souvent disparu suite à la modernisation des équipements des bourgs.
Ripisylves, entre eau et forêt
La présence d’eau génère une végétation forestière particulière, dense et adaptée au milieu humide : charmes, frênes, érables, résineux, peupliers, aulnes, saules, noisetiers, aubépines, troène, sureau, viorne….. Occupant des terrains peu exploitables, elles sont en général assez bien préservées, servant de refuge à la faune.